octobre 21

L’air de ne pas y toucher !

Équitation de tradition Française …

C’est dans « l’air du temps », et il semble bien difficile de « fixer »  ce qu’il en est : pour preuve (s’il en faut) d’en faire des colloques…. dont il ne semble pas qu’en ressortent  des clarifications !

La grâce, l’élégance, un « petit je ne sais quoi de sophistiqué »…
Bref, je me suis attaché à formuler de façon bien simpliste, j’en conviens, ce que cette « foutue » Équitation à la Française évoque POUR MOI !

L’air de ne pas y toucher est bien la première chose que cela m’évoque ! Viennent après une multitude de « caractéristiques », de « critères » qui se complètent les uns les autres évoqués sous forme de « brainstorming » pendant 2 minutes (!) :

  • discrétion des aides
  • rênes flottantes
  • posture du cavalier
  • nuque point le plus haut
  • nuque « en place »
  • chanfrein vertical, jamais au-delà
  • élasticité
  • souplesse
  • harmonie du couple
  • cheval qui manie seul
  • descente des aides
  • pas de soutien des aides
  • aides secrètes
  • élégance
  • grâce
  • légèreté
  • équitation savante
  • haute école
  • dressage
  • homme de cheval
  • la douceur
  • relation « cheval-cavalier » harmonieuse, respectueuse
  • absence de contraintes, de résistances
  • pas d’effet de force
  • refus d’emploi de procédés violents et contraignants
  • équilibre
  • aisance
  • flexibilité
  • beauté, noblesse du cheval
  • mise en main
  • élévation d’encolure
  • cession de mâchoire
  • difficile facilité
  • donner l’illusion de ne rien faire
  • assiette liante et souple qui donne la fixité du cavalier
  • mobilité de la mâchoire dans la posture du ramener
  • les aquarelles du colonel Margot

STOP……le délai est écoulé!

Quitte à me répéter, c’est quand même cet « air de ne pas y toucher », ou encore la « difficile facilité » qui est (était….) enviée par les cavaliers de cultures différentes…. qui me vient en priorité (ceci n’engage que moi !), et cette sensation de « facilité » me frappe dans certaines aquarelles du colonel Margot, et une de Bruno Célard comme il l’explique dans son commentaire à la fin de ce « post » !

Je ne résiste donc pas à l’envie d’en publier quelques unes… parmi d’autres!

Forcément, quand je vois ça…… J’y trouve une représentation de ce qui est énuméré plus haut, et je me complais à m’y projeter !
Sans détenir la vérité qui, elle, ne sort que … de la bouche de nos chevaux, je ne peux que constater que tous les chevaux ainsi manipulés (postures des chevaux obtenues dans la descente des aides) ne manifestent aucunes réticences à travailler, en précisant qu’ils vivent tous en troupeaux sur une quinzaine d’hectares…



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Ecrit 21 octobre 2015 par Sylvain BEAULIEU dans la catégorie "bauchérisme", "équitation de tradition française", "troisième manière !!!

5 COMMENTS :

  1. By Tonka on

    Bonjour,
    Et bien Saumur, les journées …
    L’enseignement: . Un bonheur,
    Le soir le « gala », une horreur pour moi.
    Je suis révoltée, et bien loin de votre liste ce que nous avons vus.
    Seules des contraintes , les bouches « à bloc » et un coup d’éperons à chaque foulées ont rythmés les pauvres fausses notes des enfants musiciens, notes qui ne couvrait pas les sifflements et claquements des gaules frappants les grosses croupes des sauteurs…. Mon cœur saigne, et dieu merci, mes chevaux ne subissent pas cela pour perpétuer une équitation dites « traditionnelle » , j’en serais honteuse, surtout pour montrer des chevaux aux piaffers qui piétinent sans cadences et des allures embouties aux postérieurs loin loin, au trot anciennement dit de gazelle, qui me semblait-il était une « faute » et qui est maintenant légion ……
    Quels Bonheurs que les Drummont, Sacshé, Godignon et autres Forlini … Merci à eux, c’était nourrissant et
    Mais ??? Il y a-t-il donc autant de fossé entre les discours et les mises en œuvres ??? Ou bien simplement, les uns nourrissent une équitation, et les autres sont noyés dans un dogme ????
    Questions
    Colères j’avoue contre ce spectacle qui devrait être une vitrine de la belle équitation, au delà des prouesses, au service d’une idée de respect …
    Si nos pauvres sauteurs était en combat singulier, vu qu’il n’y ont aucune collaboration, ils serait morts……
    Tradition ???
    Ou inculture « galopante » à force de sclérose ?
    Pardonnez mes mots, mes je suis encore révoltée de ce que j’ai vue..

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  2. By bruno célard on

    Bonjour,
    J’ai découvert par hasard votre blog, et c’est avec un certain étonnement que j’ai vu une de mes aquarelles (l’écuyer en grande tenue au piaffer sur un bai , datée du 18.12/09) dans la série des oeuvres du Colonel Margot que vous présentez ici. Cette confusion m’honore naturellement beaucoup, mais je ne la mérite pas et je me dois de rétablir la vérité..J’avais publié mon dessin dans mon blog cité en référence.
    Ceci dit, j’admire beaucoup le Colonel Margot, et comme beaucoup d’amateurs de la Belle Equitation de Tradition Française, je le tiens comme l’un des plus Grands Dieux de Saumur.
    Je trouve votre brain storming sur la défintion de l’ Equitation de Tradition Française tout à fait intéressant, et la proposition qui en résulte très plaisante.
    Dans les différents points que vous listez, je n’en vois qu’un seul qui puisse porter à contestation:’rênes flottantes’. Le contact si infime soit-il reste un element essentiel. Une bonne main n’est plus rien sans contact.
    Pour ma part, une des citations que je préfère s’appliquant à l’Equitation de Tradition Française est la réponse du Gal Wattel au jeune Georges Margot qui allait etre nommé Ecuyer en Chef et qui lui demandait quelle était la qualité premiere à rechercher dans cette fonction suprême:’Cantonnez-vous dans l’élégance et la simplicité’ lui avait répondu le Général avec la sobriété de propos qui était la sienne.
    Cavalièrement votre
    B. Célard

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    1. By Sylvain BEAULIEU (Auteur) on

      M. Célard,
      merci pour ces précisions. La rectification est faite et je me suis permis de conserver votre aquarelle dans ce diaporama en précisant que vous en êtes le créateur.
      Concernant l’expression « rênes flottantes », elle est associée à la notion de descente de main qui met le cheval en « liberté » surveillée », le cheval sentant que la main est toujours là, mais qu’elle ne se fait pas sentir. Je dirais sans vouloir jouer sur les mots, que dans cette situation le seul poids des rênes maintient ce contact infime qui doit perdurer, ce sur quoi je suis parfaitement d’accord avec vous !
      Sylvain BEAULIEU.

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  3. By celard on

    Bonsoir M. Beaulieu,
    Merci pour votre réponse. Je suis très flatté de votre décision de garder mon aquarelle sur votre blog, et qui plus est en si bonne compagnie.
    J’ai pris beaucoup d’intérêt à le lire. Les reflexions equestres de cette qualité sont rares sur le web..
    Bien Cordialement,
    B. Célard

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