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Il n’y a pas 25 poids, 25 mesures ! LA SUITE …..

L’équitation, c’est en priorité un comportement, un état d’esprit, une façon d’être…. qui met la « technique équestre » au second plan : je crois qu’un « piètre technicien » aura plus de facilité à cheval en ayant un comportement cohérent avec sa monture qu’un technicien « accompli » qui s’adresse au cheval par des « termes d’équitation », d’exercices de travail, de gymnastique, de « construction de posture », etc…

Ce qui ne me fait pas dire qu’il faille négliger la technique, mais que celle-ci n’est prise en considération par le cheval qu’avec un comportement clair, qui « parle » au cheval : c’est la notion du cheval « acceptant » qui fait que ce même cheval puisse trouver du sens dans ce qui lui est proposé, suggéré.

Il me semble que rien de bon ni de sain n’est envisageable avec le cheval si cela n’a pas de sens pour lui, et à plus forte raison s’il s’agit de le « gymnastiquer » ; dans cette logique « d’entraînement », chaque exercice est à prendre en considération comme devant être au profit du cheval. Pour exemple, l’appuyer ne trouve pas son sens premier dans la beauté des gestes qui l’engendrent, mais dans le bénéfice que peut en tirer le cheval ! Si un observateur y trouve une « sorte de beauté », c’est tant mieux mais absolument pas prioritaire ! D’autant que ces exercices de gymnastiques ont été conçus dans le but de la préservation du cheval employé par l’homme, ce qui à notre époque est devenu complètement obsolète ; l’emploi du cheval au XXIème siècle est du domaine du loisir, du plaisir, non de l’utilitaire, de l’existentiel comme ce fut le cas pendant des siècles au cours desquels notre société s’est construite, le cheval en faisant partie intégrante.

Pour faire bref, quand l’homme décide de monter à cheval, de « pratiquer l’équitation », il a le devoir de lui rendre les situations qui en découlent les moins inconfortables possibles… C’est tout du moins ce que je crois ! Je me souviens d’une conversation où, au final, était évoqué le fait de chercher à être accueilli par nos chevaux comme une distraction, à ce que le temps passé avec eux soit « récréatif »…

En étant conscient qu’au naturel, le cheval n’a (surtout) pas besoin de l’humain pour vivre, et vouloir (parfois à tout prix) entamer une activité équestre ou non demande, si l’on souhaite « respecter » le cheval pour ce qu’il est, tel qu’il est, une forte tendance à l’abnégation ! Actuellement, à l’aide des moyens rapides de communication dont nous disposons, il est devenu fréquent d’être inondés d’actes et courants de pensées emplis de bonne volonté : respect du cheval, éthique des animaux, etc…, tout cela m’irait bien si … trop souvent ces bonnes considérations n’étaient pas orientées en sorte qu’elles masquent un manque de prise de responsabilité, un manque de soir-faire, un dénis de la réalité au profit des fantasmes, etc… bref, un sacré manque de lucidité ! L’équitation, quoi qu’on fasse, impose des contraintes aux chevaux, c’est un fait indéniable sans pour autant être inacceptable : preuve en est des chevaux qui vivent en troupeau sur des surfaces où ils sont autonomes, sans pour autant fuir tout humain s’introduisant sur leur « territoire » ! Et ça, c’est du vécu ! Le tout, exclusivement en rapport avec le …. comportement !

Ce qui me conforte dans mes convictions appuyées sur la base suivante :

L’équitation est avant tout une affaire de comportement !



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Ecrit 2 juillet 2015 par Sylvain BEAULIEU dans la catégorie "comportemental

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