février 7

Mise sur la main ?

Ou pourquoi ne pas mettre sur la main !

L’expression « mettre sur la main » fait partie de ces termes équestres qui engendrent la confusion, comme le ramener pour citer un exemple. Le fait de mettre sur la main implique une action de main qui va de l’avant vers l’arrière !
Ce qui est un acte incohérent… En effet : qu’est-ce que le cheval peut bien comprendre sous l’action simultanée des jambes qui se veulent impulsives et de la main qui agit vers l’arrière provoquant la retenue !
Ce qui fait entrer dans un cercle vicieux dans l’emploi contradictoire des aides.
SAUF… si la main et les jambes n’agissent jamais ensembles ; oups(!)… on ne serait pas dans le principe « main sans jambes / jambes sans main »? Lire plus

janvier 29

Une bouche séduite …

Quand la main est appréciée de la bouche, celle-ci la suit sans retenue, s’abandonne à la main et tout le corps du cheval avec…..
C’est comme ça que sans contrainte, le cheval  livre son balancier « tête/encolure » à la main qui peut l’élever ou l’abaisser à volonté.

Dans ces diagonalisations, la jument accepte de modifier la hauteur de son encolure, ce qui crée des équilibres différents donnant les diagonalisations sur place, en avançant ou en reculant, en fonction des différents degrés d’élévation de l’encolure.
S’il est important d’avoir une posture qui s’adapte au mouvement, le fait d’influencer la posture modifie le mouvement en conséquence.

décembre 31

Que la main séduise la bouche…..

J’ai hésité à aborder le sujet, tant il me paraît du domaine de « l’intimité », évoquant des sensations personnelles d’où il se dégage, en ce qui me concerne, une forme de sensualité…. ce qui n’engage que moi, bien sûr !

Dans Mors…avec ou sans ? , j’évoque une « espèce de progression pour apprivoiser » la bouche; ce qui est insuffisant pour parler d’une véritable relation avec la main. Pour qu’un dialogue puisse naître, il faut conquérir « la Belle », la séduire, lui donner l’envie de se livrer ! A terme, la bouche suivra la main où qu’elle aille, c’est tout du moins ce que je cherche; mais avant cela, c’est la main qui doit faire connaissance avec la bouche,  elle doit découvrir sa sensibilité, lui donner l’envie de se livrer….Il faut en arriver à faire aimer la main par la bouche qui finit par s’entre-ouvrir à la plus petite sollicitation…..

Je m’assure toujours qu’elle se laisse investir par la main, par les doigts, sur les barres, la langue, le palais; je m’imprègne de ces sensations qu’il me faudra retrouver par l’intermédiaire du mors et des rênes. A terme, se développe une sensibilité telle qu’elle permette de ressentir les mouvements de la langue sur le mors par l’intermédiaire des rênes….

 

février 6

Mors….avec ou sans ?

Avec ou sans embouchure…..ce n’est pas qu’une question de mode !

Instrument de torture avec certains, de décontraction avec d’autres !

Ah ! Le mors, l’embouchure, vous savez : le « truc barbare de tortionnaire » qu’on ose mettre dans la bouche des chevaux……
C’est sûr qu’en n’ayant qu’un regard exclusif sur les vidéos de Nevzorov (entre autres, car il en circule tant qu’on est dans un choix tel que « trop de choix tue le choix »), cela n’incite qu’à rejeter ipso facto l’utilisation d’une embouchure ! Et se cantonner à cet unique point de vue me paraît bien réducteur (!) et par conséquent révélateur d’une certaine « étroitesse » d’esprit qui m’incite à passer rapidement à « autre chose »…(j’en viendrais à avoir des comportements ….réducteurs…. !).

Lire plus

octobre 21

L’air de ne pas y toucher !

Équitation de tradition Française …

C’est dans « l’air du temps », et il semble bien difficile de « fixer »  ce qu’il en est : pour preuve (s’il en faut) d’en faire des colloques…. dont il ne semble pas qu’en ressortent  des clarifications !

La grâce, l’élégance, un « petit je ne sais quoi de sophistiqué »…
Bref, je me suis attaché à formuler de façon bien simpliste, j’en conviens, ce que cette « foutue » Équitation à la Française évoque POUR MOI !

L’air de ne pas y toucher est bien la première chose que cela m’évoque ! Viennent après une multitude de « caractéristiques », de « critères » qui se complètent les uns les autres évoqués sous forme de « brainstorming » pendant 2 minutes (!) :

  • discrétion des aides
  • rênes flottantes
  • posture du cavalier
  • nuque point le plus haut
  • nuque « en place »
  • chanfrein vertical, jamais au-delà
  • élasticité
  • souplesse
  • harmonie du couple
  • cheval qui manie seul
  • descente des aides
  • pas de soutien des aides
  • aides secrètes
  • élégance
  • grâce
  • légèreté
  • équitation savante
  • haute école
  • dressage
  • homme de cheval
  • la douceur
  • relation « cheval-cavalier » harmonieuse, respectueuse
  • absence de contraintes, de résistances
  • pas d’effet de force
  • refus d’emploi de procédés violents et contraignants
  • équilibre
  • aisance
  • flexibilité
  • beauté, noblesse du cheval
  • mise en main
  • élévation d’encolure
  • cession de mâchoire
  • difficile facilité
  • donner l’illusion de ne rien faire
  • assiette liante et souple qui donne la fixité du cavalier
  • mobilité de la mâchoire dans la posture du ramener
  • les aquarelles du colonel Margot

STOP……le délai est écoulé!

Quitte à me répéter, c’est quand même cet « air de ne pas y toucher », ou encore la « difficile facilité » qui est (était….) enviée par les cavaliers de cultures différentes…. qui me vient en priorité (ceci n’engage que moi !), et cette sensation de « facilité » me frappe dans certaines aquarelles du colonel Margot, et une de Bruno Célard comme il l’explique dans son commentaire à la fin de ce « post » !

Je ne résiste donc pas à l’envie d’en publier quelques unes… parmi d’autres!

Forcément, quand je vois ça…… J’y trouve une représentation de ce qui est énuméré plus haut, et je me complais à m’y projeter !
Sans détenir la vérité qui, elle, ne sort que … de la bouche de nos chevaux, je ne peux que constater que tous les chevaux ainsi manipulés (postures des chevaux obtenues dans la descente des aides) ne manifestent aucunes réticences à travailler, en précisant qu’ils vivent tous en troupeaux sur une quinzaine d’hectares…